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JulieBRebelle (Jedis) ![]() Inscrit le : 5 mars 12 Messages : 32 Localisation : , FR | Sujet: 1st posted chronical mar. 6 mars 12 - 21:03 | |||||
JulieBRebelle (Jedis) ![]() Inscrit le : 5 mars 12 Messages : 32 Localisation : , FR | Sujet: Re : 1st posted chronical mar. 6 mars 12 - 21:04Voici ma première rédaction de chronique, je voulais avoir différents avis, pour voir ce qu'il y a à corriger, ce qui est bon ou mauvais. Tous les conseils sont les bienvenus !! ____________ | |||||
ImperatørChroniques, modo Prince Démon (Damnés) ![]() Messages : 1143 Localisation : Perpignan, FR | Sujet: Re : 1st posted chronical mer. 7 mars 12 - 10:53Je crains de ne pas être aussi bon pédagogue que certains de mes collègues, mais je vais m'efforcer de t'aider du mieux possible. Juste une petite précision avant d'entrer dans le vif du sujet : à l'avenir, il vaudrait mieux que tu postes tes écrits sur ce topic, et non sur le webzine. Ça améliorera notre confort de lecture et nous pourrons t'aider plus efficacement. Maintenant que cette petite parenthèse est fermée, intéressons-nous à cette chronique. Déjà, mis à part quelques petites erreurs, ton orthographe est tout à fait correcte, ce qui est une bonne chose. Par contre, ta syntaxe est parfois un peu maladroite, et le sens de certaines de tes phrases en pâtit. Par exemple : Dès le premier morceau, Yulunga, nous sommes dépaysés et entraînés par une voix, sorte de chant de rituel, qui nous incite à fermer les yeux et écouter en silence cette voix planante jusqu'au moment où Into the Labyrinth, titre aussi mystérieux que la musique dégagée par le groupe, est le sixième album d'une série unique de huit albums dans leur discographie actuelle. En rouge : j'imagine qu'il s'agit d'une erreur d'inattention, mais fais quand même attention aux accords. Tu avais laissé "entraînés" à l'infinitif, alors que "dépaysés" est tout à fait correct. Quoi qu'il en soit ces formulations là sont un peu lourdes, et sont de plus handicapées par des répétitions abusives, signalées ici en orange. C'est d'ailleurs un problème récurrent sur ce texte. N'hésite surtout pas à employer des synonymes ou d'autres termes communément employés. Pour un album, tu peux par exemple parler de disque, de galette ou de skeud (seulement dans l'éventualité où tu aurais épuisé tous tes autres synonymes en quelques lignes). Fais en tout cas particulièrement attention à cela, c'est capital. L'introduction est aussi un peu light. Il te faut trouver une phrase d'accroche assez percutante pour scotcher le lecteur devant son écran, et développer un peu le parcours du groupe, son origine et ses influences. Si ce dont je viens de te parler peut rapidement être corrigé, il y a par contre quelque chose qui me fait grincer les dents dans cette chronique, et que je t'invite à ne jamais reproduire : le titre par titre. C'est l'écueil fatal dans lequel tombent pas mal de débutants. Une chronique se doit d'être une analyse mûrement réfléchie, et l'argumentaire y tient une place prépondérante. Tu dois être capable de mettre de côté ce que tu ressens au profit d'une analyse musicale qui doit être la plus objective possible. Évidemment, une part de subjectivité est toujours présente, et ce n'est pas une mauvaise chose que de laisser transparaître son engouement ou sa déception à l'égard de tel ou tel album, mais cela doit rester discret. Bref, là où je voulais en venir, c'est que lorsque je lis une chro' titre par titre, j'ai l'impression que le rédacteur fait tout simplement un inventaire de ce qu'il aime et de ce qu'il n'aime pas. Le résultat est toujours très linéaire et parfaitement inintéressant. On s'en tape de savoir ce qui arrive à la troisième minute de tel morceau. Ce qui compte, c'est l'impression générale que tu retires de l'album, et tu ne dois pas te servir des titres pour guider ta réflexion, mais t'en servir pour l'agrémenter. Je t'invite donc à lire un max de chroniques sur le webzine pour bien voir comment on procède. Enfin, je n'ai pas vraiment le temps de faire ça en détail, et je n'ai pris que deux petits exemples, mais l'essentiel est là. Je laisse maintenant la parole à mes collègues. ____________ "Qu'est-ce que l'homme dans la nature? Un néant à l'égard de l'infini, un tout à l'égard du néant, un milieu entre rien et tout." ~Blaise Pascal ____________ http://mankindinnocence.blogspot.fr/search/label/Le%20Caveau%20de%20l%27Empereur | |||||
JulieBRebelle (Jedis) ![]() Inscrit le : 5 mars 12 Messages : 32 Localisation : , FR | Sujet: Re : 1st posted chronical mer. 7 mars 12 - 17:54Je reposte ma chronique ici et je vais donc la supprimer du webzine... ____________ | |||||
JulieBRebelle (Jedis) ![]() Inscrit le : 5 mars 12 Messages : 32 Localisation : , FR | Sujet: Re : 1st posted chronical mer. 7 mars 12 - 17:54Into the Labyrinth, titre aussi mystérieux que la musique dégagée par le groupe, est le sixième album d'une série unique de huit albums dans leur discographie actuelle. Dead Can Dance (" La mort peut danser "), a été crée au début des années 80 à Melbourne. Au cours des années, les membres-clé du groupe : Lisa Gerrard et Brendan Perry ont donc fait carrière solo avec succès, pour ensuite se reformer pour une tournée. À l'heure actuelle, ce groupe redémarre une nouvelle tournée à travers l'Europe. Mais intéressons nous de plus près à l'album Into the Labyrinth (" Dans le labyrinthe" ). La jacket de l'album " hands of the world" nous présente en gros plan, la paume d'une main de peau mate, vieillie par le temps, par la vie. Les lignes de la main peuvent évoquer ici les nervures d'une feuille d'arbre. Jacket très éloquente et expressive, car l'album nous emmène au coeur d'une nature enivrante, mystique dans de lointaines contrées...Tel un voyage chamanique au-delà des frontières. Dès le premier morceau, Yulunga, nous sommes dépaysés et entraîner par une voix, sorte de chant de rituel, qui nous incite à fermer les yeux et écouter en silence cette voix planante jusqu'au moment où, à la troisième minute, les percussions nous entraîne dans un rythme quasi oriental, sur fond de maracasses. Pour les amoureux de musique orientalisante, ce morceau est fait pour vous, à écouter absolument, les yeux fermés, dans un coin tranquille. Le ton change sur le deuxième morceau, The Ubiquitous Mr. Lovegrove, et devient une mélodie plus indienne, sur fond instrumental orientalisant. Brendan Perry nous fait profiter de ses premières paroles, sur un ton de voix de blues, dès les quarantième premières secondes. La musique alterne entre une douceur et un rythme donné à nouveau par les percussions, plus ou moins rapides. La voix de Brendan Perry donne un ton mélo-dramatique à la chanson dont les paroles sont pleines de désillusions et de désenchantement. Un petit air de musique aux airs celtiques et a capela apparaît dans ce troisième morceau " The Wind That Shakes The Barley ". Ceux qui auront déjà apprécié le style de Loreena Mckennitt, ce morceau est fait pour vous. Cette voix donne un morceau très aérien, sans aucun accompagnement musical, telle une prière chantée. " The Carnival is over ", quatrième piste de l'album, nous emmène dans un tourbillon de douces frivolités et de poésie. Les sons frappés de sorte de grelots donnent l'allure d'un défilé de carnaval, rempli d'arlequins. La fin du morceau est aussi lancinante que les mouvements des vagues qui s'éloignent et se rapprochent le long du rivage, et nous inciterait presque à méditer en regardant l'océan. Cinquième musique " Ariadne ", plus court que les autres mais qui, du début à la dernière note musicale, nous donne des airs de voyage au-delà des frontières. Le fond musical du clavier et des percussions est ondulant et régulier, tel un serpent qui ondulerait au son d'une flûte indienne. " Saldek " nous transporte, pour un très court instant, dans l'univers de la musique bengali dont la voix évoque totalement ce type musical. Rythme donné à nouveau par les percussions et donnent l'allure d'une danse asiatique, sur fond d'instruments orientaux également. Morceau qui nous raconterait comme une courte histoire, telles qu'elles étaient racontées à travers les danses dans certains pays d'Asie. L'aspect mystique de l'album est à son comble dans cette chanson " Towards The Within ". Les premières secondes sont très douces, très enivrantes avec un mélange de voix masculine et féminine. Mélange très harmonieux et très fluide également, comme un huit qui se dessinerait à l'infini. Le morceau est rythmé par les percussions, comme dans plusieurs pistes de l'album, qui restent régulières tout au long du morceau. Au bout de la deuxième minute, le rythme s'accélère légèrement mais reste régulier, ponctué à la troisième minute par une voix sortie de nulle part. Vers le milieu de la cinquième minute, notre danse reprend et ne s'arrête plus. Ce fond de percussions nous donnent la sensation de nous retrouver participant à un rituel funéraire dans un pays à nouveau lointain. Tell me about the forest : Petit break pour nous remettre de nos émotions de ce voyage mystique avec un morceau, dont les touches de clavier à la fois aigues et clavecinées sonnent comme des gouttes de pluie frappants une vitre...Au milieu de la première minute, le son grave et puissant d'un instrument à vent s'ajoute à la composition. Le rythme s'accélère à nouveau avec des nouveaux essais de clavier qui reprend le même rythme du début à la fin de la piste. Morceau aux allures expérimentales par ces divers instruments et tons musicaux, mais dont la composition est très aérée et sonne juste. On remonte sur notre tapis volant pour traverser l'Europe et s'exiler dans de nouvelles contrées avec " The Spider's Stratagem ". Même rythme tout au long du morceau sans variante, juste des ajouts de voix féminines à la fois graves, et aiguës et plus aériennes, en écho. Les paroles sont à nouveau dans une langue inconnue et cela donne un aspect plus mystérieux à cet ensemble musical. Nouvelle tentative a capela dans " Emmeleia ", qui mêle harmonieusement deux voix, très différentes l'une de l'autre. Les paroles répétitives dans une langue étrangère donne un ton spirituel et méditatif, qui amène notre esprit à se reposer durant quelques instants. La touche finale de l'album dans " How Fortunate The Man With None ", se veut moralisante. La boucle est comme bouclée, telle une histoire, un conte qui se termine avec une moralité. En effet, les paroles de cette chanson évoque des grandes personnages de l'histoire tel que Socrate, César, Salomon, corrompus et qui ont tous terminés dans les bras de la faucheuse. Ce ton dramatique de l'histoire est renforcé par le fond musical qui nous entraîne dans les graves, comme six pieds sous terre et dont le rythme régulier nous enfonce encore, comme un poids. Seules quelques touches aériennes de clavier nous allège à certains instants de la chanson. Le rythme de la fin du morceau a le rythme d'une marche, comme si après cette fin moralisante, le monde ou l'homme continuait son petit bonhomme de chemin... THE END. Chaque morceau reflète donc absolument tout l'univers de l'album, à la fois mystique, poétique, orientalisant et nous fait découvrir un style de world musique ambiante très variée et unique en son genre. Une belle performance à nouveau pour ce groupe éponyme. Et pourquoi avoir rédiger la chronique d'un album de world musique ambiant sur un site de métal ? Bonne question mais je pourrais y répondre en disant que ce groupe est à connaître car il fait partie des références musicales de la musique ambiant telle qu'on la découvre à travers les années 80. Mais Dead Can Dance est plus qu'un simple groupe de musique ambiant presque gothique par moment dans d'autres albums. C'est aussi le groupe qui a su mêler des airs orientaux, mystiques et très hindi et crée un nouveau genre, assez indéfinissable à travers cet album en particulier. Ce genre se retrouvera mêler à des touches plus rock, voire métal, dans les groupes de rock-hindi dont l'un des noms qui me vient à l'esprit est le nom du groupe VAST, à découvrir également. ____________ | |||||
JulieBRebelle (Jedis) ![]() Inscrit le : 5 mars 12 Messages : 32 Localisation : , FR | Sujet: Re : 1st posted chronical mer. 7 mars 12 - 17:57(je n'arrive pas à la supprimer des pages des chroniques donc dans ce cas, pouvez vous l'enlever de la page svp? Je retravaillerai donc dessus plus tard peut-être...Ce n'était qu'un essai après tout...) ____________ | |||||
ImperatørChroniques, modo Prince Démon (Damnés) ![]() Messages : 1143 Localisation : Perpignan, FR | Sujet: Re : 1st posted chronical mer. 7 mars 12 - 20:18Il est impossible de les supprimer, à moins que Nano (l'administrateur) ne décide de s'en occuper. Ce n'est pas grave cela dit, on a vu largement (très largement) pire de la part d'autres membres, et puisque tu comptes la retravailler plus tard, elle peut rester sur le webzine. En tout cas, ne prends pas mal mes remarques, tu te débrouilles déjà pas trop mal pour une débutante. C'est juste le "titre par titre" que tu dois éviter comme la peste. ____________ "Qu'est-ce que l'homme dans la nature? Un néant à l'égard de l'infini, un tout à l'égard du néant, un milieu entre rien et tout." ~Blaise Pascal ____________ http://mankindinnocence.blogspot.fr/search/label/Le%20Caveau%20de%20l%27Empereur | |||||
JulieBRebelle (Jedis) ![]() Inscrit le : 5 mars 12 Messages : 32 Localisation : , FR | Sujet: Re : 1st posted chronical jeu. 8 mars 12 - 11:07Ok. Merci pour tes conseils et comme je le disais, je retravaillerai la chronique quand je pourrai pour améliorer ça car je souhaite progresser tout de même !! ____________ | |||||
NanoRouxFondateur, Webmaster Shogun (Samurais) ![]() Messages : 12420 Localisation : Tokyo, JP - Modo de ce forum- | Sujet: Re : 1st posted chronical ven. 9 mars 12 - 19:00Pas de problème pour laisser ta chronique sur le site (qui a cette fonction faite pour agréger les chroniques des visiteurs, un peu à la manière de metal archives). Ce serait bien que tu la remodifies après avoir tenu compte des conseils des chroniqueurs, effectivement. ____________ | |||||
JulieBRebelle (Jedis) ![]() Inscrit le : 5 mars 12 Messages : 32 Localisation : , FR | Sujet: Re : 1st posted chronical ven. 9 mars 12 - 19:11oui pas de soucis, je retravaille dessus dès que possible et merci pour tous les conseils ;-) ____________ | |||||
JulieBRebelle (Jedis) ![]() Inscrit le : 5 mars 12 Messages : 32 Localisation : , FR | Sujet: Re : 1st posted chronical lun. 12 mars 12 - 19:29Voici la nouvelle version de ma chronique sur laquelle j'ai retravaillé (est-il possible de la mettre en ligne sur le webzine ? J'aurai aimé la mettre à la place de l'ancienne). J'aimerais avoir votre avis et savoir quels éléments restent-ils à corriger. J'ai totalement retravaillée l'introduction en faisant de nouvelles recherches et j'ai également retravaillé tout le développement sur l'analyse de l'album en évitant au mieux le " titre par titre ". La conclusion a également été reformulée : Dead Can Dance, connu aussi sous le sigle DCD, a été crée en 1981 à Melbourne en Australie et s'est produit sous le label discographique indépendant 4AD, avec d'autres groupes tels que les Pixies ou encore Bauhaus. À l'origine, le groupe n'était composé que de trois membres dont le leader était Brendan Perry, mais Lisa Gerrard les a rejoint rapidement suite à leur rencontre dans un des clubs locaux dans lequel ils se produisaient. Un percussionniste se greffa ensuite plus tardivement. En 1994, un roman portant comme titre le nom du groupe s'est clairement inspiré de l'univers musical de DCD et de la vie de ses artistes. Bran et Alyz, les protagonistes du roman représentent avec évidence Brendan et Lisa. Ce roman raconte la vie du groupe de rock " La mort peut danser " dont la chanteuse, Alyz interprète des mélodies aussi troublantes qu'inspirées. Les chants d'Alyz ressemblent à ceux de la dernière barde irlandaise accusée de sorcellerie au Moyen-Âge lors de la lutte contre tout sorte de paganisme et d'hérésie. À l'heure actuelle, on peut dire que les deux membres-clés, Brendan Perry et Lisa Gerrard, ont développé leur propre imaginaire. Ils firent leurs débuts dans l'influence new wave, née dans les années 80, puis évoluèrent vers des mélodies et sonorités presque incantatoires et liturgiques, avant d'aboutir à une musique plus folklorique aux emprunts orientaux et nord-africains. Dead Can Dance est une harmonie musicale entre les influences rock du baryton Brendan et celles bien plus classiques et mystiques de la contralto Lisa. Par la suite, ils firent une carrière solo et enchaînèrent les collaborations avec notamment Pieter Bourke ou encore Hans Zimmer pour la bande originale de Gladiator. En 2011, Brendan Perry a annoncé sur le site officiel la reformation du groupe pour un nouvel album et une tournée mondiale en cette année 2012. Cet univers étrange qui les caractérise si bien se retrouve sous chacune des notes de l'album Into the Labyrinth, sixième opus d'une série unique de huit albums dans leur discographie actuelle. Après des créations inspirées de la liturgie de la Renaissance dans Aion, nous voici transporté dans un genre plus proche des musiques du monde avec une montée en puissance des percussions. Dès notre premier regard sur cette album, la jacket nous donne l'ambiance des pistes que nous sommes sur le point d'écouter. " Hands of the world" est le titre de cette illustration et nous présente en gros plan, la paume d'une main de peau mate, vieillie par le temps, par la vie, comme les nervures d'une feuille d'arbre. Jacket très éloquente et expressive, car l'album nous plonge au coeur d'une nature enivrante, mystique dans de lointaines contrées. Nous sommes dépaysés dès les premières notes et entraînés par une voix, sorte de chant de rituel jusqu'au moment où des percussions tribales nous entraîne dans un rythme oriental et plus inquiétant, sur fond de shakers. Du début à la fin du skeud, nous passons de plages rythmées et mystiques, à des morceaux dont l'a cappela est totalement maîtrisé, aux sonorités irlandaises semblables à celles de Loreena McKennitt ou encore orientales. La musique alterne entre une douceur et un rythme donné par les percussions dont l'allure varie et un ton mélodramatique est donné par la voix baryton de Brendan, notamment dans The Ubiquitous Mr. Lovegrove. L' harmonie de voix masculines et féminines est également présente en particulier dans certains morceaux comme " Towards The Within ", mêlée à des nappes sombres et vaporeuses, des cris d'animaux, une flûte de bambou et encore bien d'autres choses, pour cet hymne à la Terre Mère. Au coeur de l'album, nous entrons peu à peu dans l'univers de la musique bengali dont la voix évoque ce type musical. Les frappés des percussions donnent l'allure d'une danse asiatique, sur fond d'instruments orientaux. Un air qui nous raconterait comme une courte histoire, telles qu'elles étaient racontées à travers les danses dans certains pays d'Asie. Un petit break nous est ensuite proposé pour nous remettre de nos émotions de ce voyage mystique avec des touches de clavier à la fois aiguës et clavecins, aux allures expérimentales mais dont la composition est très aérée et sonne juste. Plus nous approchons de la fin, plus les rythmes s'achèvent et se transforment en mélodies bien plus sereines, telles que dans " Emmeleia ", qui nous emmène à nous assoir en tailleur et méditer, bercés par les voix harmonieuses et répétitives. Il n'y a à nouveau pas d'accompagnement musical mais les voix se suffisent à elles-même. La touche finale de l'album dans " How Fortunate The Man With None ", se veut moralisante. La boucle est comme bouclée, telle une histoire, un conte qui se termine avec une moralité. En effet, les paroles de cette chanson évoque des grandes personnages de l'histoire tel que Socrate, César, Salomon, corrompus et qui ont tous terminés dans les bras de la faucheuse. Ce ton dramatique de l'histoire est renforcé par le fond musical qui nous entraîne dans les graves, comme six pieds sous terre et dont le rythme régulier nous enfonce encore, comme un poids. Seules quelques touches aériennes de clavier nous allège à certains instants de la chanson. Le rythme de la fin du morceau a le rythme d'une marche, comme si après cette fin moralisante, le monde ou l'homme continuait son petit bonhomme de chemin... Chaque piste reflète absolument tout l'univers du groupe, à la fois mystique, poétique, orientalisant et nous fait découvrir un style novateur de world musique ambiante très variée et unique en son genre. Un mélange entre mysticisme ancien et modernité clairement apparent à travers les créations plus personnelles de Brendan et celles de Lisa Gerrard. Cet ensemble contrasté marque-t-il le début des ambitions futures de chacun ? Cet album parmi les autres de Dead Can Dance a sa place, même sur un site de métal et new wave car rappelons que leurs débuts marquait une certaine revendication musicale aux sons ambiant, nés dans les années 80, en parallèle des premiers groupes de la scène rock, gothique et marginale de l'époque. Mais Dead Can Dance est plus qu'un simple groupe de musique ambiant. C'est aussi le groupe qui a su mêler des airs orientaux, mystiques aux sons électroniques et modernes et créer ainsi un nouveau genre, indéfinissable. Ce genre se retrouvera mêler à des touches plus rock, voire métal, dans les groupes de rock-hindi dont l'un des noms qui me vient à l'esprit est le nom du groupe VAST, dont la discographie est à découvrir également. ____________ | |||||
DeusExuroancien apprenti Vampire (Damnés) ![]() Messages : 674 Localisation : Paris, FR | Sujet: Re : 1st posted chronical lun. 12 mars 12 - 20:06Je ne crois pas t'avoir dit bienvenue, alors je le fais rapidement.. Bienvenue ! Héhé Pour ce qui est de ta chronique, je pense que mes (ex)-collègues ne verront pas d’inconvénients à ce que je la commente un peu ! Pour commencer, ta chronique est longue. Ce qui, en soit est une bonne chose, mais du coup il va falloir captiver l'auditeur. Ton idée d'intro sur DCD est sympa, mais il faudrait des détails "croustillants" sur le groupe, que ce soit aguicheur ! (comme l'origine de leur nom, résumé rapidement!). Sinon ça vire vite à de l'histoire, que l'auditeur n'a pas forcément envie de lire froidement. Je ne te renverrai pas à ma chronique de Giles Correy, afin de ne pas me faire de pub, mais disons qu'il faut réussir à toucher un peu la curiosité du futur auditeur - qui en plus ici est habitué au Metal! Seconde petite critique, tu avance dans le temps, de la création de DCD jusqu'à leur récente reformation, et d'un coup, sans crier gare, tu repars en 1993 ! Dix ans plus tôt. Bon, ce n'est pas grand chose, mais disons que pour la personne qui lit, c'est troublant. Ensuite, si je peux me permettre, tu ne fais que très peu référence à d'autres groupes ou mouvements, histoire de situer. Les consonances sont certes importantes, mais l'oriental, par exemple, est vague pour se faire une idée quand on ne connait pas le trip de Dead Can Dance! Surtout que le groupe se laisse porter par beaucoup de musiques tradi', etc... J'aurais cité Cocteau Twins / Liz Frazer pour les voix (signé chez 4AD aussi), Dark Arts et son "A Long Way From Brigadoon" quelques années avant, ou encore Catarsi pourquoi pas... Pour finir, tu as quelques termes faux : jaket c'est jaquette, ou cover. Rock indie et non hindi (ou bien je n'ai pas compris), et le style est "ambient" et non "ambiant" ! Voilà voilà... Ce sont les quelques points négatifs qui m'ont sauté aux yeux. Encore une chose, la phrase "Du début à la fin du skeud, nous passons de plages rythmées et mystiques, à des morceaux dont l'a cappela est totalement maîtrisé, aux sonorités irlandaises semblables à celles de Loreena McKennitt ou encore orientales." est un peu de trop, car du coup elle fait perdre de l’intérêt à ta chronique, qui tente de bien expliquer le ressenti du début à la fin ! Ça "gâche" ! Mais je ne fais que des critiques, et force est de constater que tu as une plume et que tu sais poser des mots sur la musique, d'autant que DCD n'est pas chose aisée à définir... Ta chronique est logique, les paragraphes se suivent bien, on prend plaisir à te lire... Bref, je trouve ça très bon. Deux ou trois choses à corriger, et le reste viendra au fur et à mesure. ![]() Bravo à toi, en tous cas! En espérant t'avoir aidé un peu. EDIT : et n’hésite pas à taper dans le dico des synonymes ! Je relis et je vois qu'il y a pas mal de redondances. Mais rien de grave ! ____________ "The rose that once has bloomed forever dies." — Omar Khayyám http://mankindinnocence.blogspot.com (Webzine DIY) http://haute-cimes.bandcamp.com (Ambient / Noise act) http://bit.ly/PIDgzS (Haute-Cimes limited edition tape) | |||||
JulieBRebelle (Jedis) ![]() Inscrit le : 5 mars 12 Messages : 32 Localisation : , FR | Sujet: Re : 1st posted chronical lun. 12 mars 12 - 20:16Ok, toute critique est bonne pour évoluer de toute façon ! Je prends en compte ce que tu viens de me dire et je pourrais continuer à m'entraîner avec les différents conseils que j'ai eu depuis le début. Et oui pour "jacket " et "ambiant", fautes d'inattentions...Mais le terme de cover me plaît pas mal sinon, je retiendrai. Pour ce qui est de l'origine de leur nom, je n'en ai pas parlé tout simplement car je ne la connais pas, d'où moins, pas encore !!! rires. De quoi faire deux-trois recherches mais j'y penserai pour d'autres chroniques d'essais peut-être. Niveau longueur, c'est vrai qu'elle est longue, je ne savais pas trop comment synthétiser au mieux en fait, peur de pas assez en dire aussi, bref. Par contre, j'aimerais avoir plusieurs avis, pour voir si d'autres ont vu peut-être des choses à corriger en plus de ce que tu as remarqué, je ne sais pas... Nanoroux, qu'en penses-tu par exemple ? Ou Imperatoris peut-être ? Merci en tout cas !! ____________ | |||||
ImperatørChroniques, modo Prince Démon (Damnés) ![]() Messages : 1143 Localisation : Perpignan, FR | Sujet: Re : 1st posted chronical jeu. 15 mars 12 - 10:10Oh mais DeusExuro est de très bon conseil ! ^^ Sinon, effectivement, encore deux ou trois petites choses à régler, mais c'est beaucoup mieux que ton premier jet. Aussi, concernant la longueur de ta chronique, si tu es parvenue à synthétiser suffisamment pour éviter de décrire l'album dans ses moindres détails, je pense qu'il serait judicieux de réduire le nombre de paragraphes. Une lecture agréable passe aussi par une bonne mise en page. Tu pourrais par exemple recoller les deux premiers (de "Dead Can Dance..." jusqu'à toute "forme de paganisme et d'hérésie"), laisser le suivant tel quel (en prenant garde comme l'a signalé DeusExuro de ne pas trop t'avancer dans le temps, ça peut être déstabilisant), puis ensuite recoller les paragraphes de ton développement (de "cet univers étrange" à "petit bonhomme de chemin"), et laisser les deux derniers en l'état. Voilà, voilà. Pas grand chose à ajouter, c'est du bon travail. ____________ "Qu'est-ce que l'homme dans la nature? Un néant à l'égard de l'infini, un tout à l'égard du néant, un milieu entre rien et tout." ~Blaise Pascal ____________ http://mankindinnocence.blogspot.fr/search/label/Le%20Caveau%20de%20l%27Empereur | |||||
JulieBRebelle (Jedis) ![]() Inscrit le : 5 mars 12 Messages : 32 Localisation : , FR | Sujet: Re : 1st posted chronical dim. 25 mars 12 - 10:39J' ai relancer un nouveau jet de ma chronique hier en modifiant des choses et retravaillant dessus, normalement Prométhée a du la recevoir, je ne sais pas si il la validera cette fois. Sinon, là je vais me mettre à travailler sur une nouvelle chronique d' album. Et fin avril, c' est possible que j' envoie un essai pour un live report d' epica au bataclan... ____________ | |||||
NanoRouxFondateur, Webmaster Shogun (Samurais) ![]() Messages : 12420 Localisation : Tokyo, JP - Modo de ce forum- | Sujet: Re : 1st posted chronical mar. 27 mars 12 - 17:13 | |||||
JulieBRebelle (Jedis) ![]() Inscrit le : 5 mars 12 Messages : 32 Localisation : , FR | Sujet: Re : 1st posted chronical mar. 27 mars 12 - 17:17Merci ! ____________ | |||||
JulieBRebelle (Jedis) ![]() Inscrit le : 5 mars 12 Messages : 32 Localisation : , FR | Sujet: Re : 1st posted chronical sam. 7 avril 12 - 18:17Voici un premier jet assez court pour une nouvelle chronique, je compte retravailler dessus mais je ne sais pas trop par quoi commencer pour la reprendre. Parce par rapport à l' origine du groupe, si j' en mets trop, ça risque de devenir lassant à lire, l' origine de leur nom, j' ai rien trouvé dessus, la pochette reste mystérieuse à mes yeux, et les variations ne sont pas aussi présentes que pour Dead Can Dance. Cependant, j' ai quand même choisi cet album à chroniquer parce que je l' ai écouté un millier de fois et le connais pas coeur... Je vous laisse lire ce que ça donne pour le moment et quelles sont les choses possibles à ajouter : The Silent Force : un retour en force ! Dès 1996, le label DSFA Records commence à produire un nouveau groupe guidé par la dynamique soprano Sharon den Adel et le guitariste Robert Westerholt (ex-membres de The Circle). Tout droit venu des Pays-Bas, le groupe aux influences métal symphonique gothique, ramène sa guitare basse, ses claviers, ses percussions et sa voix sur la scène avec un premier album Enter, déjà très bien accueilli. Leurs succès s' enchaînent avec des tournées internationales et deux nouvelles sorties d' album de 1998 à 2003 avec The Dance et Mother Earth, marqués entre temps par un remplacement quasi total des membres en 2001. 12 Décembre 2004 aux Pays-Bas : Un disque d' or leur est décerné pour leur nouvel opus The Silent Force, cette fois-ci enregistré sous le label Gun Records, qui tente de nous présenter une profondeur avec des arrangements à cordes qui se font écho tout au long de l' album. Un ensemble de variations et de compromis entre métal, pop et symphonies lancinantes soutenus par la clarté vocale de la chanteuse. D' emblée, nous sommes plongés dans l' ambiance particulière d' un choeur à la Carmina Burana ponctuée par une voix soprane, suspendue, comme lancée au dessus du monde. Puis, une explosion presque brutale de batterie. Sharon se fait entendre et s' imposera un peu plus tout au long de la galette. Une touche de lyrisme, une pincée de sonorités pop mêlées à une batterie ravageuse font la recette de ce nouveau skeud. Une légère influence " épicanesque " se laisse entendre dans " Forsaken ", piste bien plus rythmée que les précédentes. Et la chanteuse nous emmène au bord de la scène pop hollandaise avec " Angels " en plein coeur de l' album avant de retomber dans des morceaux à la Evanescence dont la seule touche d' originalité est donnée par les pleurs des violons un tantinet celtisés. Cependant, ce freesbee demeure dans le style habituel du groupe déjà entendu dans Mother Earth (2001-2003). Seule la mélancolie des cordes et la touche plus orchestrale pimentent le tout mais malgré tout, les fans ne se lasseront sans doute pas de la puissance vocale de la charismatique Sharon den Adel. ____________ | |||||
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